As I Lay Dying : Shadows Are Security
jeudi 30 juin 2005
Voilà, enfin le nouveau As I Lay Dying (dans les bacs depuis le 7 juin). Je ne vais pas m’éterniser sur la biographie du groupe, ses influences etc, vous connaissez l’histoire, As I Lay est un groupe de metalcore (parmis tant d’autres au milieu d’une scène naissante, mais malheureusement déjà au bord de l’asphyxie. Voilà ce qui arrive quand on copie trop sur le voisin !). Je vais donc passer directement au contenu.
Les trois premières secondes nous laissent à peine le temps de nous rappeler les trois premières de Frail Words Collapse, le précédent opus du quintet, que voilà un plan de guitare, tout droit sortit d’un album de In Flames (marque de fabrique du metalcore me direz vous ?). S’en suivent un hurlement déchirant du sieur Lambesis (vocaux typiques du groupe) mélangé à une classique partie de pédale double. C’est bien du metalcore. Un couplet, un refrain, une mosh part, un refrain et on passe à la piste 2 : Confined. Pas vraiment original tout ça me direz vous. Mais je suis forcé d’avouer que malgré un début portant sur l’excès de réchauffé, la galette que nous sert As I Lay reste tout de même efficace. Mon coup de coeur : le refrain chanté sur Confined, avec la double derrière, je craque. Dès fois As I Lay, c’est beau quand même. Je suis déchiré : d’un côté , ils n’ont pas changé, ça reste la même recette, d’un autre, leur popote se laisse écouter sans les remontées gastriques que l’on peut avoir à l’écoute un disque de Trivium...Bref, on passe à la piste trois : Losing Sight. Pas grand chose à dire, déjà vu, déjà fait. On passe à la 4 : The Darkest Nights. Malgré les grattes qui sont un pur mélange In Flames/Soilwork/Dark Tranquillity, ça se laisse écouter : hurlements à la limite de l’arrachage de cordes vocales, rythmiques tenantes, riffs accrocheurs, tiens un partie chantée, ma foi fort agréable. Le reste de l’album est dans le même registre, j’ai l’impression d’écouter la seconde moitié de Frail Words Collapse...
Bilan général : mitigé. Un peu trop réchauffé, un peu trop de plans piqués aux grandes enseignes Swedish métal. Un album qui, comme le disait l’ami Noisy, s’écoute vite. Il reste néanmoins pas désagréable à l’oreille, vous pouvez le faire tourner sans que vous prenne l’envie d’exploser votre platine. Ce sans doute du à l’efficacité de la musique, malgré son manque d’originalité.
On ne prendra pas la claque de Frail Words Collapse, mais on se laissera quand même bercer quelques heures sur cet album. J’attends mieux du prochain !
Line Up de l’album :
Tim Lambesis : Vocals. Phil Sgrosso : Guitar. Nick Hipa : Guitar. Jordan Mancino : Drums. Clint Norris : Bass
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