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Idaia
Où les soleils d'été striés de noir sanglant
Ecorcheraient mon coeur de regards triomphants
La mélancolie serait moonlancolie
Pour toi, fille de la lune à la faux sous la tête
Aux orbites évidés, aux plaies encore ouvertes
Stygmates et ecchymoses recouvriront ton corps
Ton âme, ton esprit jamais ne seront mort
Elle te suivra partout ta blanche aux yeux de cire
Coulera toujours dans tes veines cet élixir
Trop émouvant, si enveloppant et excitant
Mais qui brille et qui tue, et qui brûle et qui luit
Elle t'emprisonne et t'empoisonne mais pas vivant
Tu vivras comme mort dans cette douce agonie.
Idaia
C'est pas une suite, j'aime pas revenir sur ce que j'ai fait, faut laisser le passé là où il est ...

Disons que c'est un second chapitre, qui serait plus de la poésie en prose, en réflexion, ça ne demande pas de réponse, ou d'écoute, ça à juste le mérite d'être là et ça n'existe que mieux comme ça.

Jour après jour, je me détruis, tu me détruis. J'aurais aimé être autrement, pour moi avant tout, comment oserai-je renier mon égoïsme; et pour toi après tout que serais-je sans toi. Peut être rien, peut être tout, mais tout sauf moi, tu as toujours été mon ombre, "ma blanche aux yeux de cire", tu es cet idéal que je n'atteindrais jamais et que je n'espère plus. Tu es pleine de tout ce que je ne suis pas, et je suis pleine de tous ces désirs qui se refusent en toi. De tes envies honteuses, de ta maladive aggressivité, de tes doigts cripés, de tes paroles blessantes et aiguisées comme des piques qui me rentrent dans la peau et marquent dans un sang invisible pour les yeux mais qui me souillent de bas en haut. Tu te diriges vers le ciel, tu t'élèves et tu es belle, intouchable sûre de toi, pendant que je te sers de marche-pied pour plus m'enfoncer vers le bas, vers cette atmosphère qui m'est familière. Cette atmosphère chaude, oppressante, qui sent la pourriture et m'entoure, me suit partout, se colle à moi, me bouffe petit à petit, me prend par la taille de ses griffes acérées, laisse sur mon abdomen ces marques encore visibles, ou serait-ce mon esprit ?
Non pas totallement, tes yeux qui me regardent si vivant pendant que ce métal trompeur me renvoi le vide que mon regard aspire, comme un tourbillon vers les ténèbres que mon esprit si souvent révèle. Si différentes toutes les deux ma blanche, qui pourrait se douter que tu m'arraches le coeur quand l'astre blanc s'élève, que tu me suces le sang à m'en faire perdre la raison, que tu pénètres en moi comme un spectre. Qui ? Ne te protège pas derrière ces lignes en arabesques, droites ou courbes qui deviennent le langage des sourds, des aveugles et des muets. De ceux qui ne veulent pas comprendre, de ceux qui ne seront jamais nous, toi ma blanche, moi ta noire, mais juste moi...
Idaia
Je continu sur les poésies en prose, j'adore ça.

Je partirais, laissant ma place
J'irai loin, seule près de ces endroits qui ont été mis sur mon chemin.
Je me souviens d'eux avec une précision étonnante. Mais étonnante pour qui ?
Nous sommes bien seuls, nous sommes si seuls.
Des liens et tissent et se détachent, se rapprochent et glissent. Le temps passe, les gens partent, moi je reste. Pour quoi ? pour qui ? Pour moi surtout et ceux qui passent et qui se lassent de moi, de ce que je suis et de ce que je deviendrais. Ne t'attachent pas à moi, de peur que je n'arrache ton coeur et tes illusions en même temps que mes larmes sècheraient ton corps, pétrifieraient ton coeur, pour en faire une boule d'indifférence. Ne t'attachent pas à moi de peur que ta déception d'un jour, me brise le coeur et mes espérences envers toi. Je ne peux faire autrement que de donner tout ce qui est possible de donner mais je n'attends pas la réciproque, j'attend la reconnaissance sans doute. Celle de mon existence, de ma frèle existence, dans ce monde dur et trouble. Je quitte cette ville ? non pas aujourd'hui, qui sait demain ? Moi non, je ne sais rien, et ne veut pas ouvrir les yeux, mon organe vital me fait assez mal comme cela. Les frissons que tu reconnais me parcourent le corps et alors ? Les visions qui te hantent viennent dans mes nuits et tant pis... Je ne puis rien y faire, peut être arrive-t-il à chacun se qu'il mérite, quels sont mes tords ? De penser, réfléchir sur ce qui aurait pu provoquer cette vision parfois si gaie et parfois si terrible de ce monde et de la vie humaine.
Un petit être parraît encore si beau, si innocent....et si jamais sa vie était déjà toute tracée, si le passé de ces parents, de son entourage, du lieu ou elle vivra venaient confirmer ce qu'elle vivra et ce qu'elle sera ? Et si je savais depuis longtemps ce que je serai , comment je fonctionnerai ? J'aime fermer les yeux, me laisser guider par la musique, bouger sans contrôler ni mes mouvements, ni ma pensée, juste partir quelques minutes de cet univers familier. J'aime fermer les yeux, me laisser guider par la musique, chanter sans contrôler ni ma justesse, ni mes paroles, juste fredonner. Juste aimer ça. J'aime caresser les peaux, les touchers, me rassurer de leurs présences, elles ne seront plus là un jour, définitivement, alors je touche, je palpe pour me dire que si moi je n'oublie jamais ces gens, eux ne m'oublieront peut être pas ? Et si ils m'oublis tant pis... On existe tant que quelqu'un pense à nous, tant que notre vie, notre âme est dans la pensée de quelqu'un mais après, on disparaît progressivement dans l'oubli. La peur de la mort est peut être tout simplement la peur d'être oubliée par tous, de ne plus représenter quelque chose pour quelqu'un. Voilà, le bonheur de l'amour, donner pour sauver, donner pour créer.
ptite fille
j'adore ce que tu as écris !
j'ai l'impression de voir des moments de ma vie écris sur du papier !
t'a bcp de talent et c'est magnifique !
continue d'écrire comme ça !
en tout cas je raffole des tes proses !
Idaia
ptite fille a écrit: j'adore ce que tu as écris !
j'ai l'impression de voir des moments de ma vie écris sur du papier !
t'a bcp de talent et c'est magnifique !
continue d'écrire comme ça !
en tout cas je raffole des tes proses !

merci énormement, je t'assure que ça me touche beaucoup. C'est très dur de faire passer des émotions par les mots alors si j'y suis arrivée, et bien ça me comble. :)
Idaia
Une année qui s'achève bientôt, des souvenirs plein la tête. Une envie d'en finir de la manière la plus effrénée possible. Courir, aller, revenir sans cesse observer, une envie de partir. Une sensation de ne pas être à ma place, tout change et moi non ou est-ce le contraire ? Peut être même que c'est les deux, mais faire semblant, je n'ai plus envie. Je me sens nullement interessée par leurs discours, par leurs personnes. Ils me déçoivent tellement que je ne peux que commencer à déjà les oublier. Devenus complètement égoïstes, ils ont failli m'entrainer dans leurs dérives mais non je ne m'y suis pas accrochée. Ils le sont tellement qu'ils ne s'en rendent plus compte, trouvent ça normal... Pas de pitié non, pas de compassion mais tellement peu de reconnaissance de leurs êtres. Les idées de notre jeunesse sont partis en bien moins d'un an. Ils essayent de plaire à tous, perdant , vendant leurs âmes au passage. Est-ce bien si important ? Pas pour eux c'est certains. Popularité, mais ils ont oublié d'exister. Reconnaissance mais ils ont oublié ce qu'ils étaient. Alors reconnaissance de quoi, de qui ? D'un rôle faussé et ridicule. Les meilleurs acteurs ne se trouvent plus sur l'écran mais bien devant. Ils ont choisi de jouer avec la vraie vie, dur pari mais ils s'en fichent.
Maintenant pourquoi m'attacher à eux, ils n'arrêtent pas de me faire souffrir et ne s'en rendant pas compte, voilà que je deviens égoïste. Mais je ne pense pas qu'ils ont besoin de moi, à partir de là, me retirer doucement, discrètement est-ce un acte égoïste ou intelligent ? Toutes les choses sont claires, je ne veux rien de plus. Pas d'argent, pas qu'on me paye un ciné, un resto, à boire. Pas qu'on m'emmène où je veux, pas qu'on me réponde oui pour me faire plaisir, pas qu'on me désire sans connaître la chose étrange que je suis, pas qu'on me déteste sans vouloir me connaître, pas que je sois triste sauf par amour, pas être ce que l'on attend de moi, pas vivre pour moi mais pour ceux que j'apprécie, pas de compliment dit pour me faire plaisir, pas d'hypocrisie abusive... Qu'est-ce que je demande ? Un peu de temps, de temps en temps, quelques pensées pour moi, un peu d'amour au compte goutte, de l'attention, de l'affection juste de temps en temps...
Je pourrais donner tout ce qu'il m'est possible de donner pour eux. Parceque je les aime, je serais prête à marcher sans compter, à écouter leur détresse, à apaiser leurs craintes, à les emmener rêver... Et je serais là, effacée dans un coin de ta mémoire, mais assez présente pour que tu penses à moi. Juste assez pour toi, ne sera jamais assez pour moi.
ptite fille
c'est toujours aussi beau Idaia et j'aime toujours autant !!!

tu fais tellement bien passer les émotions, on dirait que tu nous raconte notre présent avec des mots bien précis qui touchent vraiment, on a l'impression de lire sa journée avec les mêmes émotions.

BRAVO tu m'épates !!!

j'espère que tu en écriras d'autres !!!!
Idaia
Merci ptite fille !
:oops: Ca fait vraiment du bien d'être soutenue dans cette entreprise difficile qu'est l'écriture.

J'espère écrire d'autres textes ( plus ou moins longs :) ) mais pour le moment je dois me concentrer sur mon oral qui approche.
Après je pense réellement prendre le temps d'améliorer mes textes et d'en écrire d'autres !

C'est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour avoir le moral au beau fixe, et pour me sentir bien.
 
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