féesuzy
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adaptation du poème LE DORMEUR DU VAL, de Rimbaud
l'original (le mieux):
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Le mien:
La jeune fille qui aimait le rouge
C'est un petit chemin bordé d'arbres et de fleurs
Tellement charmant qu'on y compte plus les heures
Les passants sont accueillis par le chant des oiseaux
Loin de la ville ils peuvent oublier le chant des bourreaux
Dans ce petit bois paradisiaque on peut se ressourcer
Et c'est ici que la jeune fille aime se réfugier
D'ailleurs elle est là aujourd'hui au bout du petit sentier
Approches toi mais doucement pour ne pas la déranger
Car cette jeune fille est une poétesse qui vit dans un monde lointain
Sur la Terre matérialisé par ce petit chemin
Rassérénée pas l'atmosphère positive elle est tranquille
Assise le dos contre un arbre, elle sourit, la jeune fille
Elle sourit au couteau qu'elle tient dans sa main serré
En fixant le sang qui coule de son poignet |
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