Au lendemain de l'annonce par Xavier Darcos du non-remplacement de 11.000 fonctionnaires dans l'Education nationale, le ministre a confirmé jeudi sur LCI que "la rentrée 2007 n'est pas du tout concernée", puisque ces suppressions seront inscrites au budget 2008. Le ministre de l'Education nationale a expliqué que parmi ces 11.000 postes supprimés, 80% concerneraient les professeurs, les 20% restant affectant les personnels administratifs.
Xavier Darcos a toutefois assuré que ces suppressions ne concerneraient pas l'enseignement du 1er degré, à savoir les écoles maternelles et primaires. Du fait de l'augmentation du nombre d'élèves à ces niveaux, 750 professeurs supplémentaires seront d'ailleurs recrutés, a annoncé le ministre. Les collèges et les lycées sont donc ceux qui paieront le plus. Des suppressions ne postes qui concerneront aussi bien les établissements publics que privés, a expliqué Xavier Darcos, qui assure toutefois qu'il n'y aura "pas de diminution de la qualité du service".
"Moins de 1% des fonctionnaires"
Le ministre a également relativisé l'importance de ces suppressions de postes puisque 11.000 postes, cela représente 1% des fonctionnaires, a-t-il souligné. "On ne manque pas de professeurs", a par ailleurs estimé le ministre dans une interview accordée à Paris Match, évoquant "83 enseignants pour 1.000 élèves dans le secondaire, contre 66 en Allemagne et 60 au Royaume-Uni". "C'est leur répartition qui pose problème", poursuit-il, citant le chiffre de "500 professeurs d'allemand sans élève".
Ces suppressions de postes interviennent dans le cadre de la volonté gouvernementale de ne pas remplacer, dans l'Education nationale, un fonctionnaire sur trois partant à la retraite. Le Sgen-CFDT estime pour sa part, dans un communiqué, que ces suppressions représentent une "saignée" après "plusieurs années de purge". "Où est la rupture annoncée ? Où est l'ambition pour le système éducatif ?", se demande-t-elle, avant de rappeller que les fédérations de l'Education se réuniront jeudi prochain.
Le SNES-FSU promet une réponse à l'annonce du gouvernement, qu'il qualifie "d'agression".
"Face à un projet qui ne peut être vécu que comme une véritable agression contre l'Education nationale, le SNES contribuera à construire avec détermination une réponse la plus unitaire possible, associant les personnels et les parents d'élèves", a indiqué le syndicat.
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Ps : Comme chaque année , le gouvernement fait raler les syndicats avant la rentrée,c'est bien connu.
Mais économie économie oblige...
moustiquen/a Invité
Posté le : Jeu 23 Aoû 2007, 19:12
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Education Nationale avec un -e, parce que c'est féminin et que tu as le titre de l'article sous les yeux.
marius21n/a Invité
Posté le : Jeu 23 Aoû 2007, 19:18
Edité , merci moustique
Ryûjinn/a Invité
Posté le : Jeu 23 Aoû 2007, 21:40
boarf, du bulldozer dans un magasin de porcelaine.
Mais ça fera plaisir au beauf moyen.
Au passage, un élève de lycée coute à l'état 10000 euros par an. Un élève de fac 6800 euros par an.
Donc bon, les économies c'est pas forcément du luxe, mais il y a l'art et la manière...et surtout, je doute que l'argent économisé aille à la fac.
Si je prends l'exemple de la suppression d'un poste de CPE dans mon lycée, je ne trouve pas ça abusif, parce que dans un lycée, tout sauf difficile, de 500 élèves, je crois qu'un seul CPE peut se démerder tout seul. Et qu'en payer un à ne rien foutre, c'est ça qui devrait faire râler plutôt.
Evidemment je ne dis pas que tous ceux qui perdront leur emploi, c'est parce qu'ils foutaient rien, je dis simplement que l'emploi du temps d'un prof d'une manière générale, c'est pas la lune à boire. Et je dis ça en connaissance de cause, avec un oncle prof de SVT en lycée et la mère d'une copine prof d'anglais en collège, qui tous deux admettent ouvertement avoir un boulot facile au niveau du temps de travail.
Un marronier.
Réforme-menace de grève-négociation-grève quand même-réforme quand même-normalisation par une réforme de la réforme.
Tant que les politiques commanderont des rapports, tant que ces rapports ne seront pas lus, tant que les quelques rapports lus ne seront pas pris en compte, on continuera sur cette voie.
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