Après plusieurs conseils, je me lance.
J'ai perdu mon grand père se mois de Janvier, il est décédé d'un cancer du pancréas à l'âge de 78 ans. 3 mois d'hopital, de stress, de rétablissement, puis de rechute.
L'autre soir, j'ai appris, en entendant ma mère pleurer, se qui me nouais le ventre depuis quelques temps. Il est parti, il n'est plus.
Pas de larmes sur le coup, pas de mots, pas d'expressions. C'était au fond, tout au fond, que j'ai senti la douleur, la douleur de cette absence qui se fera de plus en plus ressentir au fil du temps, la douleur de tout se qui me rappellera lui, le rouge gorge du jardin, les tableaux qu'il m'a peint, les vidéos Pc ou il chante joyeusement lors d'un anniversaire...
Ma mère à pleuré, c'est moi qui l'est consoler. Je ne voulais pas flancher, être forte pour ma maman, mon papa, pleurer quand je serais seule, quand je pourrais me lâcher sans retenue.
Aujourd'hui, je m'adresse à vous. Je ne suis pas dépressive, mais je ne suis pas heureuse. L'enterrement à eu lieu quelques jours après en région parisienne. Avant l'église, la levée du corps, l'occasion de le voir si on le souhaite ou non une dernière fois. J'suis rentrée, il était là, les mains croisées sur le ventre, les yeux fermés, froid, immobile, absent. Il était un peu changé, mais en approchant, j'ai reconnue ses mains qui me caressait les cheveux auparavant, son visage espiègle, sa bouche fine.
Je lui est embrassé le front, j'ai pleuré, je ne pouvais plus le lâcher, je ne pouvais pas le laisser, il ne pouvait pas me laisser non plus, ca ne pouvait pas être la fin. Je suis sortie, blindée, blasée.
Je vous passerais le récit de la journée entière et de la visite au crématorium, qui m'a d'ailleurs émeue là aussi.
J'aimerais juste savoir, si quelqu'uns d'entre vous on connu cette situation, la perte de quelqu'un de très proche (mon grand père et moi étions deux complices), l'absence de celui que l'on aime tant au fil des jours ...
J'aimerais savoir si avec le temps, on finit par guérir, par relativiser.
Finit on par prendre conscience que désormais, il faut tourner la page ?
J'ai l'impression que je n'en guérirais jamais, que je serais toujours habitée par ce vide, cette solitude, qui me creuse, jours après jours...
Bien à vous,
J'ai vu partir 3 grands parents, une tante, et un ami proche de mes parents. Sans compter les animaux de compagnies et quelques autres injustices.
J'ai quelques regrets surtout pour les grands parents car j'étais jeune et j'aurais voulu avoir plus de temps avec eux, mais oui bien sur on tourne la page. Surtout pour une mort naturelle, à 78 ans. C'est triste bien sur, mais il a fait son temps.
Et j'ai toujours trouvé mes morts plus apaisés que froids.
Il y a les souvenirs, les rêves dans lesquels tu les revois, les photos, ils continuent à vivre dans la tête.
Oula ... J'ai malheureusement connu ça oui.
3 de mes grands parents. Toutes ces pertes ont été très dures.
Des regrets ... ne pas les avoir connu plus, pour mes deux grands pères, j'étais jeune. Je regrette aussi de ne pas être aller a leurs enterrements.
C'était les deux fois à l'étranger (un en espagne l'autre au portugal) avec mon frère on était jeunes et ma mère n'a pas voulu nous y emmener, faut dire aussi, que les enterrements là bas sont très difficilement supportables. (surtout au portugal)
C'est pourquoi, pour ma grand mère, j'ai voulu y aller (pas parce que c'est dur hein? Mais pour ne pas regretter de ne pas y aller, et surtout ne pas regretter de ne pas y être pour aider ma mère ...). Mais pour elle ça a été différent ... Mois de mai, plusieurs mois quelle va mal, dans le coma depuis plus d'un mois, elle se réveille (dans les bras de ma mère), puis replonge.
On le sait tous, mais personne ne veut le croire. Quelques jours plus tard, un vendredi, peu avant minuit, le téléphone sonne et là je devine, c'est finit. Je fond en larme avant même que ma mère vienne me l'annoncer. je pleure encore plus en l'entendant pleurer. 20 minutes plus tard, nous sommes à l'hôpital, toute la famille est là.
Ils nous emmené la voir ... encore dans son lit d'hôpital. ça m'a énormément marqué cette image. C'était vraiment dur. La voir comme ça. Après une cérémonie en France, le départ pour le portugal, et là ... pfiou, le village tout entier défile dans la maison. Cercueil ouvert dans la salle à manger. Ensuite la cérémonie et l'enterrement.
J'ai longtemps gardé cette image d'elle, allongée là, sur son lit d'hopital ...
Je n'ai jamais autant pleurer qu'a cette période là.
Je pensais jamais m'en remettre. Je pleurais tous les jours, je souffrais enormement de sa disparition.
Mais avec le temps, et avec eaucoup de discussions, je n'ai plus cette image d'elle. Mais tous les souvenirs heureux, les rigolades, sa façon de parler avec son accent qui me faisait tant rire ...
Bref, oui c'est dur, très dur, mais avec le temps on arrive a s'en remettre
Et j'ai toujours trouvé mes morts plus apaisés que froids.
Je parlais dans le sens froid du corps, quand j'ai touché sa main, il était glacé. Mais comme tu dis, il semblait malgré tout apaisé après c'est quelques mois de maladie.
J'étais trop petite pour me souvenir de la perte de mon grand pere.
Seulement il y a bientot 2ans, j'ai perdu mon cousin, 24ans, comme mon grand frère, celui dont j'étais le plus proche, je n'ai pas voulu allé le voir, j'ai pas eu le courage, quand je suis passé devant le cercueil pour posé la rose, j'ai pleuré comme je n'avais jamais pleuré, je ne m'arreté plus, à l'heure d'aujourd'hui encore, j'ai les larmes au yeux en ecrivant cela, je me retiens de pleuré, les gens supportent de façon differente le déces de quelqu'un mais je pense que l'on ne tourne jamais vraiment la page...
J'ai perdu mon père, mon beau-père (ma mère n'a pas eu beaucoup de chance...), 2 de mes grands-parents et mon petit cousin de 4 ans...
La douleur se tasse avec le temps, mais elle reste toujours enfouie au fond.
La mort des mes grands-parents m'a fait beaucoup de peine mais s'est rapidement tassée. Ils ont eu une belle vie et sont partis comme nous le ferons tous un jour.
En revanche pour ce qui est de mon père, de mon beau-père et de mon petit cousin, j'ai eu vraiment beaucoup de mal à m'en remettre. D'ailleurs je ne m'en remettrais jamais vraiment. Perdre des êtres aussi proches, dans des circonstances affreuses, on ne l'accepte jamais.
On dit que ce qui ne tue pas rend plus fort, mais je trouve ça totalement faux.
Depuis la mort de mon beau-père (à la mort de mon père, je n'avais pas vraiment l'âge de comprendre), je suis un peu traumatisée, j'ai pris conscience que d'être jeune ne veut pas dire être invincible, que la vie ne tient qu'à un fil. Ca peut paraître idiot mais il m'arrive souvent de me mettre à pleurer en pensant que la seule famille qu'il me reste puisse un jour disparaître, j'ai une peur hallucinante de perdre ma mère...
Sinon Velzä, je ne crois pas qu'il soit question de "tourner la page". Avec le temps la douleur s'estompera, et tu verras, avec tes parents vous reparlerez avec le sourire, des bons moments passés avec ton grand-père.
Bon courage.
Merci Beaucoup, vos témoignages sont très émouvants.
Je penses qu'il va me falloir du temps et je penses que se sera long, j'espère néanmoins ne pas être aussi faible et triste qu'a cette période actuelle dans le futur.
J'ai perdu mon arrière grand- mère en juin 2005. Je ne la voyais pas très souvent, mais je la connaissais quand même assez bien. Elle avait 96 ans, très âgée. A chaque fois qu'on lui rendait visite, j'avais les larmes aux yeux, parce que je savais que la fin était proche, et ça m'attristait beaucoup ..
Lorsque je suis allée voir son petit corps allongé sur son lit de mort avec ma mère, j'avais envie de pleurer, les larmes aux yeux, mais je me suis retenue. Je ne suis pas allée à son enterrement ( et je ne sais même plus pourquoi .. quelle idiote .. ). J'ai pleuré un bon coup chez moi, puis ç'a été.
Mais je suis certaine que si elle était morte il y a 1 an, ça m'aurait beaucoup plus peinée, parce que j'ai pris conscience de plusieurs choses pendant ces 2 années.
par contre, la mort de mes grand- parents ( le plus tard possible, je l'espère ! ), je sais qu'elle m'affectera énormément plus, je ne veux/ peux même pas imaginer ..
Ayant toujours eu une famille en bonne santé et la compagnie de mes grands parents, je me disais que leur mort n'était qu'un mince soucis qui viendrais dans pas mal d'années, que j'avais le temps.
La maladie de mon grand père m'a rappeller qu'il faut profiter de se qu'on à chaque instant. Ma grand mère à toute mon attention et en ce moment plus que jamais. Je ne supporterais pas de la voir, elle aussi, partir aussi vite.
J'ai aussi une famille en bonne santé, mes grand- parents ont respectivement 82 et 83 ans ( un an de plus bientôt ).
Ils n'ont pas de problèmes de santé, sauf les soucis courants à leur âge : hypertention ( les cachets sont là pour régler ça ), rhumatismes .. bref, rien de grave. Mais mon grand- père est plus fatigué que ma grand- mère, pourtant, avant, c'était un roc ..
je sais- et j'espère- qu'ils mourront sûrement de vieillesse, mais je sais aussi qu'ils vieillissent au fil des années, alors j'en profite le plus possible.
Tous les dimanches, je vais les voir avec mon père. Sinon, c'est tous les 15 jours. Je profite d'eux, le plus possible .. ( ce qui n'est pas le cas de tout le monde, m'enfin, c'est leur problème -______-" ).
On choisit pas forcement de ne pas les voir, il me reste mes grands parents du coté de ma mere, et ma grand mere du coté de mon pere, mais je ne peux les voir qu'un fois par an...juste 1semaine meme pas...Pourtant je ne choisit pas.
Moi c'était différent .. étant donné qu'ils vivaient à l'étranger.
Mes grands parents qui vivaient au Portugal venaient en France assez souvent, mais même comme ça c'était pas simple de les voir.
Et crois moi Toxic que j'aurais aimé les voir plus souvent... mais on choisit pas.
non mais je ne visais personne ici, attention ! bien entendu qu'il y a des personnes qui ne peuvent pas les voir souvent.
Je visais certaines personnes de ma famille, qui vivent à côté ( dont un dans la même commune, soit encore plus près que nous, qui sommes à 15min en voiture ), mais qui ne vont jamais les voir.
Ca me désole, ça m'énerve, je ne comprends pas.
Ah bah ça ... Malheureusement yen a encore beaucoup trop.
Dans ma famille c'est (enfin c'était) un peu pareil.
Mais c'est leur probleme, c'est eux qui regretteront après
Oui, c'est leur problème, mais ça me fait beaucoup de peine pour mes grand- parents. J'trouve que c'est un comportement immature en plus, parce qu'ils savent qu'ils ne vivront pas éternellement, et même à 50 balais, même pas foutus de comprendre ça ( enfin, pareil pour les cousins de 19 & 23 ans ).
Cela dépend aussi des rapports qu'ils ont eu avec leurs parents durant leur jeunesse. Mais je trouve tout de même que rien n'exscuse le fait de laisser des vieilles personnes seuls. Le sourire qui se formait sur les lèvres de mon grand père quand je rentrais dans sa chambre d'hopital...tu te dis que toutes les personnes âgées on besoin de quelqu'un à leur côté.
Ils ont eu les mêmes que mon père et ses 2 autres frères :p
c'est juste qu'ils sont trop égoïstes
Après, c'est clair qu'il y a des personnes odieuses, ce qui ne s'arrange pas avec la vieillesse. Mon oncle a une mère qui a été tout sauf une mère, pourtant, sa soeur et lui lui rendent visite ..
J'ai récemment appris qu'on ne sait finalement pas grand chose sur les vrais relations qu'il pouvait y avoir dans une famille.
J'ai appris des trucs perso ... pfiou.
Jcrois que ya pas plus compliqué que ma famille.
Bref, ça peut venir de conflits, même très petits. Enfin, c'est le cas dans ma famille visiblement. Des "froids" entre certains membres qui se repercutent malheureusement sur d'autres qui n'ont rien demandé ...
mon grand pere est décèdé il y a peu aussi, en décembre apres noel, je ne le vois que tres rarement, heureusement le 25 je l'ai vu, dire que j'ai failli ne pas le voir. je me souviendrai toujours de cette journée, l'appel de ma grand mere à 8h00(j'étais chez mon oncle a paris étant donner que je vis dans le sud je passe mes vac a paname) ma tante qui dit qu'ils arrivent, qu"il faut appelé les pompiers puis rien jusqu'a14h, mon cousins me passe ma mere au téléphone et m'annonce la nouvelle, je me retiens, ne veux pas craqué pour ma mere mais apres je n'ai pas pu m'arreté !
je n'ai pas pu assisster à l'enterrement et il valais mieux je crois.
depuis j'y pense souvent, et la semaine derniere j'aicraqué, tout est ressorti apres une réflexion qu'on ma faite, accumulement de chose !
il me manque beaucoup et je sent la tristesse de ma grand mere au téléphone ce qui est tres dur !
bref c'était le 1er décait que je vivais dans ma famille, un choc je dirais mais je sais qu'il est mieu où il est désormais, il étais malade !
Bonsoir.
Moi aussi j'ai et je connais encore cette situation.
Cette sensation de vide, que le monde n'as plus de couleurs, d'odeur, qu'il est trop dur de refaire sa vie apres un tel choc, mais malheureusement je serais une très mauvaise conseillère car malheureusement je suis encore en pleine dépréssion comparée a toi mais si je peux juste te dire un truc c'est ce que mes proches me répète tres souvent, dis toi que la ou il est maintenant son amé et son corps sont enfin en paix et que surtout il ne souffre plus. N'est es pas la chose que nous voulions pour ces personnes qui nous sont chère la fin de leur souffrance ?
Et puis arrive t'on un jour a tourner la page? Comme j'ai souvent entendue, il faut laisser le temps au temps .
Amicalement.
Ca fera bientot 4 ans que ma soeur est décédée d'une leucémie dont elle était atteinte depuis 12 ans. Elle avait 13 ans, moi 14 et donc, nous étions vraiment très très proche.
J'ai toujours vécu dans le contexte de la maladie, l'éloignement de ma soeur, de mes parents, ma vie dans l'ombre de la sienne,... beaucoup de chose très difficile pour un enfant. Elle a eu un parcours énorme, elle s'est vraiment battue jusqu'au bout (12 ans de maladie c'est pas rien, surtout quand la vie en dure à peine 13), nous aussi et pourtant on est pas quitte, de cette maladie...
Quand ma soeur est décédée, une partie de moi est partie avec elle. Avec le recul, je vois les choses autrement, je suis née quand elle est partie (ce que je trouve horrible). Je me suis découverte, j'ai développé des raltions avec mes parents, j'ai quitté en partie l'ombre que sa maladie me faisait de suis devenu moi après sa mort. J'ai énormément avancé, j'ai 18 ans et je me suis déjà posée énormément de questions sur la vie, j'ai compris énormément de choses (sans me prendre de haut), j'ai accepté ma vie assez dramatique et pas facile, j'en ai tiré du positif et je sais ce qu'est le bonheur (sans spécialement le vivre tous les jours)...
Mais malgré le fait que je m'en sors pas trop mal pour l'instant et que j'aime la personne que je suis devenue, si j'avais eu le choix de vivre la vie que j'ai ou d'avoir toujours ma soeur sans qu'elle ait connu la maladie,avec une vie barbante et insignifiante... j'aurais choisi le 2ème choix : de l'avoir près de moi et d'avoir une enfance et adolescence normale. Car que vous réussissez bien votre vie, suite à la perte d'un être cher, il y a toujours ce poid qui ne vous quitte pas et ces moments ou plus rien de va qui vous reviennent à la figure comme un boomerang; et dans ces moments là, on subit encore et encore.
Oui le temps attenue la douleur mais il n'efface rien car c'est notre fardeau, notre vie. et lorsqu'on replonge dans ces moments sombres, la douleur n'a pas vraiment diminuée, elle a juste changé. Je ne veux pas tourner la page, ce serait la trahir et me trahir aussi car c'est une partie de ma vie. Il y a des images qui restent comme l'épreuve du funérarium, ou la dernière fois que je l'ai vue vivante, horrible image que je garde en mémoire avec une sensation épouvantable que je ne souhaite à personne et que je ne voudrais plus jamais connaitre...
J'ai perdu mon grand père il y a maintenant deux ans... Je ne le voyais qu'une fois par an pendant un mois car il habitait au Portugal et nous étions également très complices...
Sa perte fut très dur, un appel, l'appel... J'ai pleuré sans retenu, j'étais avec ma mère, c'était son père...
J'ai était au Portugal le lendemain le voir une dernière fois avant qu'il s'en aille, j'ai été fort, je n'ai pas pleuré, j'ai été lui donner un dernier baiser, l'ultime baiser...
Je passe la journée, l'enterrement etc...
Cela fait deux ans qu'il est mort et parfois, je repense à lui, quand j'étais plus petit et que mal grès son grand âge, il jouait encore au foot avec moi... Il est parti à 88 ans et c'était encore trop tôt... Devant le cercueil, je me souviendrais sans doute toujours de ma tante qui me disait "Tu étais ami avec lui, il tenait tellement à toi..."
Mais on apprend à vivre sa vie, on apprend à ne plus y penser mais on apprend pas à oublier...
J'espère que tu apprendras à ne plus y penser comme j'ai fais car la vie continue et tu as encore de la famille, alors profites en =D
J'ai moi aussi déjà perdu des proches... 3 grands-parents dont que je n'ai même pas connu... mais je pense que le pire décès et celui qui m'a le plus marquée, c'est celui de ma cousine, alors qu'elle n'avait que 19 ans... Ca s'est passé il y a 2 ans, j'en avais donc 12... J'était la plus petite de la famille, nous étions 7 cousins et j'étais souvent mise l'écart à cause de mon âge... Mais elle, elle ne me laissait jamais seule, elle s'occupait toujours de moi, c'était une des seules pour q
Ptit beug ... je reprends...
C'était une des seules pour qui j'avais l'impression de compter, de ne pas être qu'une "gamine"... mais elle était schyzophrène, sous l'emprise de la drogue et son état s'aggravait de plus en plus... Le jour où j'ai appris qu'elle s'était suicidée, ça a été un énorme choc.. je ne pouvais tout simplement PAS y croire, c'était impossible... Je n'ai donc pas pleuré jusuq'à l'enterrement, refusant de me mettre en tête qu'elle n'était plus... Ce n'est qu'à la cérémonie que j'ai vraiment compris que non ce n'était pas un cauchemard, que c'était bien la réalité... et à ce moment là, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, impossible de m'arrêter... J'ai mis beaucoup de temps à m'en remettre, et je pense que le deuil n'est pas encore totalement fait... Le chagrin ne part à mon avis jamais complètement, mais il s'estompe un peu et on apprend à vivre avec, bien que parfois je pleurs encore en pensant à elle. Bon courage, et n'oublie pas que tu n'es pas seule.
Je comprends ta situation car moi aussi j'ai vécu la perte de proches...
J'ai perdu mes deux grands parents du côté de mon père: ma grand mère à 2 ans et demi (que je n'ai donc presque pas connue) et mon grand père à 7 ans. Pour ce qui concerne mon grand père, j'ai été assez secouée: mes parents n'avaient pas eu le courage de m'avouer qu'il était mort. Quelques jours après son décès, nous sommes allés chez lui, où s'était retrouvée toute la famille. J'étais encore petite, je ne comprenais pas ce qui se passait. J'ai échappé aux mains de mes parents à un moment donné, et je suis montée dans une chambre chercher un jouet. Et là, en ouvrant la porte, je suis tombée sur mon grand père, allongé sur son lit de mort. C'était la 1ère fois que je voyais quelque chose de semblable, et j'en ai voulu à mes parents pendant un petit moment de m'avoir caché sa mort car je l'avait découverte moi même et ça m'avait traumatisée. Evidemment, avec le recul qu'on a en grandissant, je sais bien que c'était pour ne pas me faire de peine.
Et il y a 3 ans, j'ai perdu une de mes amies. J'avais 14 ans, elle 15 et depuis peu de temps nous devenions de plus en plus proches. Elle est morte par le jeu du foulard, on ne sait donc pas si c'était un suicide ou non. Ca a été un coup terrible, et j'ai mis pas mal de temps à l'accepter.
Quand ça nous tombe dessus, on a tendance à remettre tout en question, et en quelque sorte, à s'aveugler, à se renfermer sur soi même. C'est une des épreuves les plus difficiles de la vie, mais il faut savoir les surmonter, et pour ça, un vrai travail sur soi est nécessaire. C'est dur, ça peut être long et ça nécessite surtout beaucoup de soutien, mais un jour ou l'autre on y arrive!Il ne s'agit évidemment pas d'oublier, mais de cicatriser autant que possible pour garder le souvenir sans la souffrance.
Je te souhaite plein de courage, ainsi qu'à tous ceux qui ont vécu la même chose.
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